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 Nobody (Teddy)

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MessageSujet: Nobody (Teddy)   Mar 10 Mar - 22:23





“Fiche d'identité”
Nom : Oswald de son nom d'épouse. Son nom de jeune fille se trouve être Von Becker.
Prénom : Teddy Augustine
Surnom : Nobody
Age :  43 ans
Sexe : Féminin
Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle (Bi-curieuse)
Statut Social (argent): Pauvre
Métier  : Esclave. Vendue à une boite de nuit où elle travaille en tant que serveuse.
Race : O xxx
Groupe : Hybride docile
Origine(s) & nationalité(s) : Franco-allemande


“Et toi ?”
Ton surnom / puff ? xxx
Ton avatar, c'est : xxx
Comment as-tu découvert le forum ? xxx
Tu le trouves comment ? Tu as des idées pour l'améliorer ? xxx
T'es le DC de quelqu'un ? xxx
Tes disponibilités ? xxx

Code du règlement : En cinq parties


“Physique”
Il était là, à te bouffer de ce regard supérieur et égoïste, ne te lâchant pas d'une seule seconde, ne te laissant pas le moindre moment de répit alors que tu lui demandais gentiment de te laisser, il refusait comme à chaque fois.

Non, il fixait toujours ce corps nu, ton corps nu maintenant couvert de tatouages qu'il aurait surement trouvé horribles, il trouvait ça laid sur les femmes alors que lui en possédait quelques-uns, « c'est bien trop masculin pour toi. » qu'il disait. Aurait-il accepté ce dragon chinois couvrant ton dos sans laisser une trace libre, l'une des jambes couverte d'une branche de cerisier et de multiples symboles asiatiques, tes chevilles dessinées d'un diamant et d'une boule de billard au numéro huit ? À cette chaîne au maillon brisé entourant ton cou ? De cette carpe-koï encrée sur ton autre jambe alors que tes bras ne ressemblaient plus à rien, marqués d'une ancre, d'une rose, d'un éventail et d'un croissant de lune pour l'un et d'un hibiscus blanc, d'un trèfle à quatre-feuilles, d'une tulipe bleue, d'un tournesol et d'une fleur de lotus pour l'autre ? Et de cette nuque marquée d'un crabe juste au-dessous de cette chaîne ?

Non, il n'aurait jamais accepté et il t'aurait surement jeté dehors après t'avoir frappé encore et encore, comme il savait si bien le faire. C'était sa manière de te montrer son amour, aussi violent pouvait-il être, sans jamais abîmer ce minois qu'il aimait tant. Certains te donnent cinq ans de moins, toi qui as pourtant déjà entamé la quarantaine, des traits d'adultes, doux, aux lèvres pulpeuses et au petit nez aquilin. Oui ton sourire tendre et affectueux plaisait à plus d'uns et ça le rendait malade de voir que tu pouvais t'intéresser à d'autres.

Par contre tes yeux, tu savais qu'il en était fou, les dévorants des siens en les complimentant toujours, tes deux billes violettes, un lilas proche de l'améthyste reflétant la moindre de tes émotions, incapable de cacher ce que tu pouvais cacher aux autres.

Ce corps autrefois sans marque, à la peau laiteuse qu'il possédait entièrement, ces formes que Dieu avait daigné t'offrir, un bonnet E qui te dérangeait légèrement, le trouvant trop imposant à ton goût, mais tu ne t'en plaignais jamais ouvertement, sachant que d'autres auraient rêvé d'avoir ce que tu avais obtenu. Des courbes qui le faisaient craquer et que tu détestais chaque jour un peu plus, elles ne laissaient rien paraître et ne voulaient pas se déformer pour te faire souffrir chaque jour en repensant aux vies que vous aviez pris ensemble. Tu n'étais pas très grande non plus, un mètre soixante-deux pour ce qui devait surement pas dépasser les cinquante kilogrammes, non tu n'as jamais vraiment pu manger à ta faim et même si tu en profites un peu plus aujourd'hui, ton corps ne semble pas vouloir prendre plus que ça.

Tu ne voulais plus de ce corps que certains aiment et que plusieurs jalousent, non, tu aurais voulu être détestable aux yeux des autres, pour ne pas subir les regards, pour ne pas avoir à supporter les avances de quelques-uns lors de ton travail.

Tout le contraire de cette tignasse blonde que tu apportes fièrement, tu les as toujours entretenus du mieux que tu pouvais, les laissant tomber comme une cascade d'or dans ton dos, fruit de tes origines et tu ne pouvais que les aimer. Lui aussi d'ailleurs, il te complimentait toujours dessus et rien ne pouvait te faire plus plaisir.

Ton style vestimentaire par contre, c'était une autre histoire. Tu n'as pas l'occasion de porter ce que tu aimes, toujours forcée de porter ces robes trop courtes, aux décolletés trop importants pour une femme de ton âge, tout ça pour les charmer et les faire craquer, leur faire cracher leur argent pour certains et même parfois autre chose. Non, même ton époux n'a jamais réussi à te faire profiter des choses que tu aimes tant. C'est elle qui a acheté tout ce que tu aimes, c'est elle qui a cherché à te faire plaisir.

Tu ne peux détacher ton regard du style vestimentaire des vieilles années 40-50, ces tailleurs, ces vêtements rendant les femmes si coquettes et séduisantes à cette époque, tu ne peux t'en passer, te sentant à l'aise bien que tu ne rechignes jamais une belle robe, tout ce qui redonne à sa femme sa féminité sans partir dans la dégradation et le vulgaire, tu apprécies, tout en passant par les habits sexys sans excès.

Les bijoux, les accessoires, les chapeaux et autres objets accompagnant ses tenues, tu ne peux que craquer devant, rêvant devant quelques bijoux hors de prix que tu ne pourras jamais porter.



“Caractère”
Ton personne pense forcément, il a des défauts et des qualités, des tics et des manies bien à lui. Décris nous sa manière de vivre, sa manière de réagir ou encore de parler. Ce qu'il aime, ce qu'il déteste. Tout pleins de petites choses qui te permettront d'atteindre les 10 lignes minimum demandées.

“Raconte nous ton histoire ! ”
Une enfance sans difficultés ? Oui effectivement. Tu n'avais rien à envier, toi petite gamine blonde née de l'union d'une Française et d'un noble allemand Von Becker, mariée dès ta naissance à un gosse de trois ans ton aîné. Tes parents voulaient toujours le meilleur pour toi, les plus belles robes, les plus beaux bijoux, exposant la petite poupée que tu étais lors de tes sorties en ville.

Mais jamais tu n'as adhéré à leurs manières égoïstes, jamais tu n'es devenue comme eux. Oh non ! Tu ne pouvais que remercier ta domestique, une grand-mère adorable, ta petite mamie chérie, douce, attentionnée et maternelle. Tu étais toujours dans ses pattes "Mamie Hélène" par ci, "Mamie Hélène" par là. Elle était la seule présence féminine et elle remplaçait cette gentillesse maternelle te manquant tant.

Puis tu es tombée amoureuse à 17 ans. De cet adulte de cinq ans de plus, fils de militaire froid et distant. Une simple bousculade, oui comme dans les films romantiques où l'homme refait la ville de fond en comble pour retrouver l'adresse de sa belle.

Sauf que tes parents n'en voulaient pas, de ce type de 22 ans bien trop pauvre à leur goût. C'est sûr qu'avec sa gavroche, son air de campagnard et ses journaux sous le bras, il ne respirait pas la fortune.

Du coup, tu as tout lâché, tu as embrassé une dernière fois le front de la vieille Hélène et tu es partie dans la nuit à la recherche de son prince charmant

Il vivait seul dans un appartement minable à la limite de l'insalubre. Non il n'a jamais cherché à changer. Il s'est juste montré égoïste et vantard. Fou amoureux mais tellement mégalomane. Il savait que tu ne pouvais te passer de lui et il n'était pas à te le faire remarquer lorsqu'il te montrait son amour sur ce lit grinçant.

Oui, il t'a giflé un jour, le jour de ton dix huitième anniversaire en te foutant enceinte. Tu n'as jamais rien dit ni rien fait.

Tu n'as fait que subir.

Subir ses caprices pendant neuf mois avant de commettre l'irréparable. Tu l'as gardé une semaine ton gamin après lui avoir donné la vie dans ce minuscule salon puis tu l'as tué. Il t'a obligé, tu n'as pas eu le choix. À laisser couler l'eau de la baignoire en te bouchant les oreilles. "Personne n'en saura rien si tu fermes ta gueule." Il s'est occupé du reste.

Tu aurais dû fuir à ce moment-là, mais il entra dans l'armée en te laissant seule chez lui, ne rentrant que tard le soir. Il t'a épousé d'ailleurs, tu aurais dû dire non, mais tu étais dingue de lui, jamais tu n'aurais pu lui refuser cette faveur. Véritable amour ou simple piège se refermant sur toi comme un chasseur le ferait avec un loup ? Tu n'en savais rien.

L'argent se faisait de plus en plus rare et repartait aussitôt dans l'alcool et les clopes. Oui parfois, il t'achetait des affaires, de belles robes ou de superbes bijoux, mais c'était tellement rare.

Tu es entrée dans un cabaret en tant que danseuse, couverture dont tu servais pour te prostituer en cachette, ne lui montrant jamais cet argent durement gagné, serrant les dents en pleurant chaque soir avant qu'il ne rentre.

Oui, cet amour te dévorait petit à petit, comme une putain de drogue dure.

Cinq saloperies d'années dans le mensonge, un deuxième bébé arriva, il n'était pas de lui et ton corps ne l'accepta pas. Jamais il ne fut au courant, jamais tu ne lui avouas cette fausse-couche solitaire qui t'avait rendu malade ce jour-là. Jamais il ne s'en est douté.

Puis tu rencontras cette dénommée Teresa dont il te parlait sans cesse, oui tu étais jalouse d'être, tu aurais voulu la tuer mais tu n'as jamais eu la force ni même l'envie. Cette carrure, cette grande gueule, ce langage de marin et ce homme la bouffant du regard. Tu enviais tellement leur relation aussi vache que fusionnelle. Les "Bonnie & Clyde" de l'armée.

Vous avez sympathisé toutes les deux puis tu t'es confiée à elle, terrifiée. "Arrête-tout, s'il finit par être au courant je ne paye pas cher de ta peau malgré tout l'amour qu'il te porte." Il parlait de toi tous les jours à ses collègues, tu ne quittais pas ses lèvres et il ne racontait que de merveilleuses choses sur ta personne. Quoi de mieux pour te rendre encore plus dingue ?

Tu as suivi son conseil. Tu as coupé les ponts avec tous tes clients, tu n'as plus jamais répondu aux appels qui t'étaient destinés. Non, tu as simplement craqué, embrigadé dans une histoire obscure et illégale. Vendre ton corps pour la science en échange d'une énorme somme d'argent ? Ce n'était rien pour toi, surtout vu la réponse. Tu n'auras pas besoin de chercher du travail, tu pourras acheter une nouvelle maison, élever un enfant et même lui offrir un animal de compagnie.

Cette recherche allait faire de ton rêve une réalité, ou plus ... De cette réalité, un cauchemar ...

Tu as toujours prétendu à des rendez-vous importants lorsque tu rentrais tard le soir, profitant de l'absence de ton homme pour passer la frontière franco-allemande pour te rendre en France et subir mille et uns tests.

Oui tu aurais dû fuir et tout arrêter. Tout avouer à Teresa lorsqu'elle te demandait ce que tu avais pour avoir ce teint si malade.

Ils te tuaient petit à petit, te transformant en monstre. Des malaises, des vomissements, des sauts d'humeurs, tu pensais simplement qu'il t'avait de nouveau mise enceinte, que ce n'était pas grave, que tu accoucheras de nouveau en gardant ou non cet enfant. Routine malsaine qui était devenue quotidienne, tu en étais à ton combien ? Quatrième surement ?

Mais il n'en était rien. "Félicitations, tu es l'une des premières hybrides survivant aux tests, Madame Oswald. "

Hybride ? Être génétiquement modifié ? Tu ne comprenais rien. Ils t'ont simplement félicité en te demandant de rester en contact avec eux en te remettant ce pour quoi tu étais venue. Au fond, tu t'en foutais des conséquences.

Tu lui as avoué la vérité, heureuse et souriante, lui affirmant aussi que tu étais enceinte, encore une fois. Il t'a simplement frappé et insulté, te traitant de folle, de tarée et de détraquée mentale.

Et en plus de ça, tu n'étais pas enceinte ...

C'était simplement les effets secondaires internes. Sans compter les physiques qui commençaient à apparaître sur ton corps.

Des plaques rouges, de partout, s'incrustant dans ton corps, tes bras, tes jambes. Tu étais une ratée, un déchet.

Un échec total.

Il t'a enfermé chez lui, te séquestrant dans cette prison qu'était devenue ta maison. "Je fais ça pour ton bien Teddy. Ne sors plus, ne parle plus à personne, ne ressens plus rien." Tu n'as jamais contredis ses actes, ne pouvant sortir avec lui que voilée de la tête aux pieds et silencieuse.

Puis deux ans plus tard, Klaus perdit la vie. Ce fut le souci de trop pour ton époux qui rentra dans un état lamentable, il t'a simplement jeté dans cette chambre en hurlant, t'insultant, l'insultant, crachant sur ce monde et ces putains d'hybrides, sur ces montres sans âme.

Oui tu étais terrorisée, tu as hurlé à la mort en entendant ce coup de feu. Une balle dans la tempe ça calme tout de suite, non ? Tu as supplié Teresa au téléphone, tu avais besoin d'elle, de ses conseils et de sa présence.

Elle était pire que lui, et tu lui cachas toute la vérité. "Je n'ai pas eu les couilles de me tirer une balle dans la gueule, Teddy. J'ai tellement honte de moi."

Pourtant, elle en avait une sacrée paire comparée à toi. Elle t'a simplement emmené avec elle en France, "Je ne peux pas te laisser là dans cet endroit."

Elle n'a jamais été mise au courant de ton hybridation, tu ne voulais pas qu'elle t'égorge dans la nuit. Sa haine envers ces êtres, tu pouvais la comprendre. Tu étais dans le même cas, tu te haïssais du plus profond de toi, ton corps, ton être, ton existence même. "Vis pour lui." C'est elle qui t'a toujours aidé à garder la tête hors de l'eau.

Ses marques te hantant, elles les a fait disparaître de ces dessins aux mille significations, courage, sagesse, espoir, féminité, elle t'avait tellement donné pour te faire retrouver un semblant de sourire.

Certains trouvaient ça vulgaire, osé ou inapproprié, mais ce côté inhumain semblait disparaître petit à petit. Teresa t'hébergea pendant deux ans durant lesquels tu te trouvas un petit boulot en tant que serveuse, contrastant avec cette popularité de bonne sœur qu'elle s'était faite.

Elle a craqué, tu savais qu'elle allait trop loin et que tu aurais dû la stopper. Encore plus ce soir-là, le jour de ses trente ans. Elle est revenue à moitié saoule, recouverte de sang, accompagné par ce sourire presque malsain. Tu lui avais interdit la moindre goutte d'alcool et qu'il fallait qu'elle aille se coucher. "Déshabille-toi." Tu n'as pu qu'obéir à son ordre.

Et tu n'as jamais su ce qu'il lui était passé par la tête ce soir-là. C'était un sujet tabou, quelque chose dont on ne devait plus parler ou même penser. Jamais tu ne lui en as voulu pour ce caprice.

Pendant un instant, tu te questionnas, cogitant sans cesse, ne lâchant jamais cette militaire du regard. Non tu n'étais pas amoureuse. Tu l'aimais simplement comme une petite sœur, celle qu'on peigne, qu'on embrasse sur le front et qu'on câline.

Malheureusement, te cachais véritablement plus longtemps était chose impossible, te le savais, mais tu ne t'attendais pas à te faire prendre de cette manière. Un simple test, une vulgaire prise de sang. Tu calculas après coup, lorsque Teresa te balança les tests à la gueule. "Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ? Maintenant restes là bien sagement le temps que l'animalerie vienne te chercher."

Tu n'as rien dit, tu n'as rien fait. "C'est mieux comme ça Teddy, sinon je vais te tuer, je le sais bien."

Elle t'avait tout de même choisi une bonne animalerie, bien foutue, propre, grande, avec du personnel relativement accueillant. Et elle avait même payé une autorisation spéciale pour que tu restes dehors et aider.

Tu n'as jamais rien refusé, pleurant parfois à cause du stress, mais jamais devant les difficultés du travail. T'occupant des plus jeunes, leur servant même de mère adoptive pour certains.

Tu as ensuite enchaîné les maîtres, parfois pour des tâches ménagères ou pour quelque chose d'autre. Tu n'étais pas un monstre, tu obéissais même au doigt et à l'œil, mais ils devaient se lasser au bout d'un moment ... Sûrement ..

Actuellement, tu attends le bon, espérant fuit chaque jour cette maison macabre qu'était l'animalerie. Travaillant en parallèle dans une boite de nuit au service de cette animalerie dans l’attente d’un humain qui serait là pour te sortir de la merde dans laquelle tu as réussi à te fourrer …


Dernière édition par Admin le Jeu 19 Mar - 1:15, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Nobody (Teddy)   Ven 13 Mar - 13:05

Une enfance sans difficultés ? Oui effectivement. Tu n'avais rien à envier, toi petite gamine blonde née de l'union d'une française et d'un noble allemand Von Becker,  mariée dès ta naissance à un gosse de trois ans ton aîné. Tes parents voulaient toujours le meilleure pour toi, les plus belles robes, les plus beaux bijoux, exposant la petit poupée que tu étais lors de tes sorties en ville.

Mais jamais tu n'as adhéré à leurs manières égoïstes, jamais tu n'es devenue comme eux. Oh non ! Tu ne pouvais que remercier ta domestique, une grand-mère adorable, ta petite mamie chérie, douce, attentionnée et maternelle. Tu étais toujours dans ses pattes "Mamie Hélène" par ci, "Mamie Hélène" par là. Elle était la seule présence féminine et elle remplaçait cette gentillesse maternelle te manquant tant.

Puis tu es tombée amoureuse à 17 ans. De cet adulte de cinq ans de plus, fils de militaire froid et distant. Une simple bousculade, oui comme dans les films romantiques où l'homme refait la ville de fond en comble pour retrouver l'adresse de sa belle.

Sauf que tes parents n'en voulaient pas, de ce type de 22 ans bien trop pauvre à leur goût. C'est sûr qu'avec sa gavroche, son air de campagnard et ses journaux sous le bras, il ne respirait pas la fortune.

Du coup tu as tout lâché, tu as embrassé une dernière fois le front de la vieille Hélène et tu es partie dans la nuit à la recherche de son prince charmant

Il vivait seul dans un appartement minable à la limite de l'insalubre. Non il n'a jamais cherché à changer. Il s'est juste montré égoïste et vantard. Fou amoureux mais tellement mégalomane. Il savait que tu ne pouvais te passer de lui et il n'était pas à te le faire remarquer lorsqu'il te montrais son amour sur ce lit grinçant.

Oui, il t'as giflé un jour, le jour de ton dix-huitième anniversaire en te foutant enceinte. Tu n'as jamais rien dit ni rien fait.

Tu n'as fais que subir.

Subir ses caprices pendant neuf mois avant de commettre l'irréparable. Tu l'as gardé une semaine ton gamin après lui avoir donné la vie dans ce minuscule salon puis tu l'as tué. Il t'a obligé, tu n'as pas eu le choix. A laisser couler l'eau de la baignoire en te bouchant les oreilles. "Personne n'en sauras rien si tu fermes ta gueule." Il s'est occupé du reste.

Tu aurais du fuir à ce moment là, mais il entra dans l'armée en te laissant seule chez lui, ne rentrant que tard le soir. Il t'a épousé d'ailleurs, tu aurais du dire non, mais tu étais dingue de lui, jamais tu n'aurais pu lui refuser cette faveur. Véritable amour ou simple piège se refermant sur toi comme un chasseur le ferait avec un loup ? Tu n'en savais rien.

L'argent se faisait de plus en plus rare et repartait aussitôt dans l'alcool et les clopes. Oui parfois il t'achetait des affaires, de belles robes ou de superbes bijoux, mais c'était tellement rare.

Tu es entrée dans un cabaret en tant que danseuse, couverture dont tu servais pour te prostituer en cachette, ne lui montrant jamais cet argent durement gagné, serrant les dents en pleurant chaque soir avant qu'il ne rentre.

Oui, cet amour te dévorait petit à petit, comme une putain de drogue dure.

Cinq saloperies d'années dans le mensonge, un deuxième bébé arriva, il n'était pas de lui et ton corps ne l'acceptas pas. Jamais il ne fut au courant, jamais tu ne lui avouas cette fausse couche solitaire qui t'avais rendu malade ce jour là. Jamais il ne s'en est douté.

Puis tu rencontras cette dénommée Teresa dont il te parlais sans cesse, oui tu étais jalouse d'être, tu aurais voulu la tuer mais tu n'as jamais eu la force ni même l'envie. Cette carrure, cette grande gueule, ce langage de marin et ce homme la bouffant du regard. Tu enviais tellement leur relation aussi vache que fusionnelle. Les "Bonnie & Clyde" de l'armée.

Vous avez sympathisé toutes les deux puis tu t'es confiée à elle, terrifiée. "Arrête-tout, s'il finit par être au courant je ne paye pas cher de ta peau malgré tout l'amour qu'il te portes." Il parlait de toi tous les jours à ses collègues, tu ne quittais pas ses lèvres et il ne racontait que de merveilleuses choses sur ta personne. Quoi de mieux pour te rendre encore plus dingue ?

Tu as suivis son conseil. Tu as coupé les ponts avec tous tes clients, tu n'as plus jamais répondu aux appels qui t'étaient destinés. Non, tu as simplement craqué, embrigadée dans une histoire obscure et illégale. Vendre ton corps pour la science en échange d'une énorme somme d'argent ? Ce n'était rien pour toi, surtout vu la réponse. Tu n'auras pas besoin de chercher du travail, tu pourras acheter une nouvelle maison, élever un enfant et même lui offrir un animal de compagnie.

Cette recherche allai faire de ton rêve une réalité, ou plus ... de cette réalité un cauchemar ...

Tu as simplement prétendu des rendez-vous importants, profitant de l'absence de ton homme pour fuir dans ce laboratoire de fortune, perdu dans les banlieues de la ville dans le simple but de subir milles et uns tests.

Oui tu aurais du fuir et tout arrêter. Tout avouer à Teresa lorsqu'elle te demandait ce que tu avais pour avoir ce teint si malade.

Ils te tuait petit à petit, te transformant en monstre. Des malaises, des vomissements, des sauts d'humeurs, tu pensais simplement qu'il t'avait de nouveau mise enceinte, que ce n'était pas grave, que tu accoucheras de nouveau en gardant ou non cet enfant. Routine malsaine qui était devenue quotidienne, tu en étais à ton combien ? Quatrième surement ?

Mais il n'en était rien. "Voici le premier hybride allemand abouti. Personne ne doit savoir qu'elle vient d'ici pour le moment, si la France nous met la main dessus, nous sommes bons pour la taule ! "

Hybride ? Être génétiquement modifié ? Tu ne comprenais rien. Ils t'ont simplement félicité en te demandant de rester en contact avec eux en te remettant ce pour quoi tu étais venue. Au fond tu t'en foutais des conséquences.

Tu lui as avoué la vérité, heureuse et souriante, lui affirmant aussi que tu étais enceinte, encore une fois. Il t'as simplement frappé et insulté, te traitant de folle, de tarée et de détraquée mentale.

Et en plus de ça, tu n'étais pas enceinte ...

C'était simplement les effets secondaires internes. Sans compter les physiques qui commençaient à apparaître sur ton corps.

Des plaques rouges, de partout, s'incrustant dans ton corps, tes bras, tes jambes. Tu étais une ratée, un déchet.

Un échec total.

Il t'a enfermé chez lui, te séquestrant dans cette prison qu'était devenue ta maison. "Je fais ça pour ton bien Teddy. Ne sors plus, ne parle plus à personne, ne ressens plus rien." Tu n'as jamais contredis ses actes, ne pouvant sortir avec lui que voilée de la tête aux pieds et silencieuse.

Puis deux ans plus tard, Klaus perdit la vie. Ce fut le soucis de trop pour ton époux qui rentra dans un état lamentable, il t'a simplement jeté dans cette chambre en hurlant, t'insultant, l'insultant, crachant sur ce monde et ces putains d'hybrides, sur ces montres sans âme.

Oui tu étais terrorisée, tu as hurlé à la mort en entendant ce coup de feu. Une balle dans la tempe ça calme tout de suite, non ? Tu as supplié Teresa au téléphone, tu avais besoin d'elle, de ses conseils et de sa présence.

Elle était pire que lui, et tu lui cachas toute la vérité. "Je n'ai pas eu les couilles de me tirer une balle dans la gueule, Teddy. J'ai tellement honte de moi."

Pourtant elle en avait une sacré paire comparé à toi. Elle t'as simplement emmené avec elle en France, "Je ne peux pas te laisser là dans cet endroit."

Elle n'a jamais été mise au courant de ton hybridation, tu ne voulais pas qu'elle t'égorges dans la nuit. Sa haine envers ces êtres, tu pouvais la comprendre. Tu étais dans le même cas, tu vous haïssais du plus profond de toi, ton corps, ton être, ton existence même. "Vis pour lui." C'est elle qui t'a toujours aidé à garder la tête hors de l'eau.

Ses marques te hantant, elles les a faites disparaître de ces dessins aux milles significations, courage, sagesse, espoir, féminité, elle t'avait tellement donné pour te faire retrouver un semblant de sourire.

Certains trouvaient ça vulgaire, osé ou inapproprié, mais ce côté inhumain semblait disparaître petit à petit. Teresa t'hébergas pendant deux an durant lesquels tu te trouvas un petit boulot en tant que serveuse, contrastant avec cette popularité de bonne sœur qu'elle s'était faite.

Elle a craqué, tu savais qu'elle allait trop loin et que tu aurais du la stopper. Encore plus ce soir là, le jour de ses trente ans. Elle est revenue à moitié saoule, recouverte de sang, accompagnée par ce sourire presque malsain. Tu lui avais interdit la moindre goutte d'alcool et qu'il fallait qu'elle aille se coucher. "Déshabille-toi." Tu n'as pu qu'obéir à son ordre.

Et tu n'as jamais su ce qu'il lui était passé par la tête ce soir là. C'était un sujet tabou, quelque chose dont on ne devait plus parler ou même penser. Jamais tu ne lui en as voulu pour ce caprice.

Pendant un instant, tu te questionnas, cogitant sans cesse, ne lâchant jamais cette militaire du regard. Non tu n'étais pas amoureuse. Tu l'aimais simplement comme une petite sœur, celle qu'on peigne, qu'on embrasse sur le front et qu'on câline.

Malheureusement, te cachais véritablement plus longtemps était chose impossible, te le savais, mais tu ne t'attendais pas à te faire prendre de cette manière. Un simple test, une vulgaire prise de sang. Tu calculas après coup, lorsque Teresa te balanças les tests à la gueule. "Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ? Maintenant restes là bien sagement le temps que l'animalerie vienne te chercher."

Tu n'as rien dit, tu n'as rien fait. "C'est mieux comme ça Teddy, sinon je vais te tuer, je le sais bien."

Elle t'avais tout de même choisis une bonne animalerie, bien foutue, propre, grande, avec du personnel relativement accueillant. Et elle avait même payer une autorisation spéciale pour que tu restes dehors et aider.

Tu n'as jamais rien refusé, pleurant parfois à cause du stress mais jamais devant les difficultés du travail. T'occupant des plus jeunes, leur servant même de mère adoptive pour certains.

Tu as ensuite enchaîné les maîtres, parfois pour des tâches ménagères ou pour quelque chose d'autre. Tu n'étais pas un monstre, tu obéissais même au doigt et à l’œil mais ils devaient se lasser au bout d'un moment ... surement ..

Actuellement, tu attends le bon, espérant fuit chaque jour cette maison macabre qu'était l'animalerie.
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